18 avril 2018

Boule de cristal, mode d'emploi




Voyons de plus près ce que recèle ce territoire énigmatique qui s'ouvre devant nous et que nous avons pour mission de traverser sans trop d'encombres.
 
D'abord se dessinent des évènements et des émotions qui ressemblent à des choses que nous connaissons déjà, des moments que nous avons traversés, des épisodes plus ou moins positifs et qui laissent une certaine empreinte dans notre mémoire. D'autre part, il y a tous nos rêves, nos chagrins intimes et nos mystères. Tant de choses délicates et en même temps, si lourdes de sens...
 
Si la boule de cristal peut refléter le futur ce n'est qu'en revenant encore et toujours sur le passé, celui-ci n'étant que de l'avenir en gestation. En vérité, le pot de confiture et la boule de cristal ont tous les deux la même vocation, celle de dévoiler le fond des choses et de révéler ainsi la trame de l'histoire en cours.
 
Et c'est précisément ce fond des choses que le philosophe aussi bien que le poète essayent de capter au mieux de leur intuition. En réalité cette mise en scène fait apparaître des aspects insoupçonnés et trop souvent oubliés dans la routine quotidienne qu'impose la société moderne.
 
En effet, ne sommes-nous pas lassés parfois par ces tourbillons d'articles épinglant des évènements aussi périphériques qu'éphémères, sans un seul instant s'interroger sur leur pertinence ni se référer à un fil conducteur plus général. On est dès lors amené à s'interroger sur les rouages de notre société et sur la pratique frénétique des blogs. Une sorte de bavardage pour passer le temps ? Des moineaux qui pépient, mais pour dire quoi ?
 
Et encore, où en est-on de la perspective de profondeur, peut-on encore penser et discuter la complexité alors même que tout semble fait pour uniformiser les contenus et faire tourner les horloges à la même heure.

Dès lors et ans hésiter, nous optons quant à nous pour la pratique à l'ancienne, le travail d''orfèvre sur son établi et les manies de vieil érudit, nous laissons couler le temps comme l'on déguste l'eau d'une délicieuse cascade...
 
 
 
 
 
 

12 commentaires:

jazzman a dit…

Vous avez vu ? C'est magique !
Il suffit de faire un commentaire sur la bombe atomique, et aussitôt le taulier (ou la taulière) choppe les boules (éventuellement de cristal, c'est plus chic) et pond en catastrophe un nouvel article pour enterrer l'affaire. Je ne m'en lasse pas.

Barbara Schreyer a dit…

Ah? je n'avais pas fait le lien, mais puisque vous le dîtes.
L'art d'interpréter les signes est fort subtil et je pense que vous devez être un maître en la matière pour être aussi rapide !
En tout cas j'interprète votre visite comme un signe positif, signé la Taulière...

gameover a dit…

P'tain tu dois fumer de la bonne l'arbre !

Barbara Schreyer a dit…

Même pas ! Certifié à jeûn et en un couple d'heures, l'ami !
Le tout, c'est d'avoir l'inspiration...

BDC a dit…

Joyeux anniversaire Bonsaï ! J'ai 3 jours de retard mais le cœur y est !

Barbara Schreyer a dit…

Merci Belle, cela me fait plaisir de vous voir vous aventurer sur mon blog !

Barbara Schreyer a dit…

Jazzman, qu'avez-vous donc fait à Didier Goux ? On ne le trouve plus...

jazzman a dit…

Barbara, je reconnais bien là votre penchant pour les explications romantiques. Malheureusement BDC ne signifie pas Belle des Champs, mais Baiseuse de Choc ou Buveuse de Chibres voire Bandeuse de Chiens selon différents historiens qui divergent sur l'interprétation (et dix verges est un minimum).
Où ils s'accordent, c'est sur l'origine du surnom : les détachements roses du Mossad, ainsi appelées car il fallait détacher après leur passage, en souvenir de la fameuse robe de Monika Lewinsky de l'affaire Bill Clinton.
Voilà, vous en savez plus, même si vous ne savez pas tout.

jazzman a dit…

Nos commentaires se sont croisés. Je n'ai rien fait à DG, ce doit être un effet retard d'un commentaire désagréable d'un commentateur qui passait pour la première fois dans l'avant-dernier billet, mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter, comme on peut le lire dans les modernoeuds...

Barbara Schreyer a dit…

Jazzman, vous êtes un très cher monstre érudit, qui soignez votre théâtralité pour camoufler votre sensibilité à fleur de peau...
Quant à D. Goux, je lui ai finalement envoyé un mail (trouvé dans les modernoeuds), auquel il a aimablement répondu qu'il était fermé pour tout le monde.
Bien de sa part d'avoir flairé ma paranoïa !

Fredi M. a dit…

On est dès lors amené à s'interroger sur les rouages de notre société et sur la pratique frénétique des blogs. Une sorte de bavardage pour passer le temps ? Des moineaux qui pépient, mais pour dire quoi ?

Je trouve que ça nécessiterait un développement en profondeur, voire une thèse.
Le sujet de votre prochain billet ?

Barbara Schreyer a dit…

Je cherche cher Fredi, je suis un peu dans le brouillard... le mois de mai a du mal à s'afficher !